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UC

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MessageSujet: UC Mar 3 Sep - 23:21




Cecylia Okword




Hello! Je me présente: Cecylia Okword. Je suis né(e) le 2 mai et je viens de *, quelque part en Madagascar /b], ce qui me fait aujourd'hui [b]20 ans. Côté coeur, je suis célibataire et attiré(e) par les garçons. D'ailleurs, on dit de moi que je suis une personne plutôt adjectif fidèle de ce côté-ci. Pour en finir avec cette introduction, sachez que je fais partie de la confrérie "students" si vous êtes un PI et que je suis un personnage inventé


dossier d'étudiant




TAILLE EN CM:POIDS EN KG:
ÉTUDES:ANNÉE:
MALADIE:JOB:
NIVEAU DE VIE:COMPLEXE:
STYLE (vestimentaire):POPULARITÉ:★★★★






Des soucis avec ta famille ?



répondez simplement à la question.


Ton caractère



~ Vous avez demandé une personnalité débordante ?

Pffft, faut encore parler de moi ? Mais enfin, je vais prendre la grosse tête à force. Bon alors je vais commencer par un des plus gros trait de mon caractère : la persévérance, j'ai appris à ne jamais abandonner, à ne pas lâcher prise. Je suis quelqu'un qui utilise la vengeance, je l'avoue et même si cela venait à vous déplaire je ne changerais pas le moins du monde ! C'est cet esprit combatif qui m'a fait devenir ce que je suis aujourd'hui : une jeune fille forte prête à affronter tout ceux qui voudrait me faire du mal. Malgré cela je peux être très gentille et avoir des amitiés fortes ... enfin je le pense ! Je n'en ai pas vraiment eues jusqu'ici et j'espère que dans cette nouvelle école je pourrais m'épanouir et devenir quelqu'un d'autre.

Petit ange ?

Si je devais parler de mes qualités je dirais que je ne m'en trouve pas énormément, certes mon physique a énormément changé et plaît à beaucoup d'hommes à présent mais ce n'est pas ça que je mettrais en avant dans mes qualités. Ce que je veux dire c'est que tout le monde peut changer ! Tant physiquement que moralement, tout le monde a les clés du changement et je crois pouvoir m'en servir à partir de maintenant ... Pour ce qui est de mon caractère, mon moi-intérieur en somme ... Je pense tout d'abord avoir une oreille attentive et une porte toujours ouverte, pour les personnes que j'aime évidemment. C'est une qualité d'amie. Ensuite, j'estome avoir une forte personnalité, j'aime être entendue et surtout vue ... La photo fait partie de moi, lorsque je suis dans un cliché , clic clac et tout s'envole. Ça vous dit une petite séance photo ? 'Cheazzzzz' et voilà un joli sourire qui colle si bien à ma nouvelle image de femme féminine.

Ou petit démon ?

Hé non je ne suis pas blanche comme une oie bénie, je peux aussi être très vilaine et plutôt mesquine. Comme vous le savez la vengeance est un plat qui se mange froid et moi je vous le ferais manger glacé ! Je ne supporte pas que l'on parle sur ma famille ou dans mon dos ... Pour poursuivre je suis du genre à juger très vite, pour moi la personnalité d'une personne peut se reconnaître dès le premier coup d'oeil, et quand je ne vous aime pas il n'y a pas grand chose à faire, je ne vous aime pas et ne vous aimerai sans doute jamais. Je suis un peu jalouse et possessive, je crois que cela vient de la perte de ma maman ... J'en souffre encore beaucoup et c'est pour cela qu'il ne faut pas me chercher misère sinon vous me trouverez.



vous irl

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commentaire: Trop beau forum !
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Dernière édition par Cecylia Okword le Mar 3 Sep - 23:28, édité 3 fois

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MessageSujet: Re: UC Mar 3 Sep - 23:22



ton histoire


Le hasard, c’est peut-être le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer ». Je fermai le livre, en prenant soin de ne pas abîmer les pages, légèrement devenues jaunes avec le temps. Du bout des doigts, je caressai la reliure dorée et le nom de Théophile Gautier. J’ignorai encore pourquoi mon choix s’était porté sur ce vieux bouquin, alors que j’errais entre les rayons de la librairie, à la recherche d'une quelconque lecture pour la soirée. Je n’étais pas une fervente croyante, bien au contraire. Ça faisait longtemps que j’avais arrêté de prier. Pourtant, j'étais là, enfoncée dans ce vieux fauteuil miteux, une clope suspendue au bout des lèvres, à donner un coup de langue pour tourner les feuilles. Cette citation avait particulièrement retenu mon attention. Si le hasard est une action de Dieu, alors par définition ce n’est plus du hasard. Ça me laissait ainsi penser que tout arrive pour une raison. Rien n’est laissé au hasard, car le hasard n’existe pas. Comme on me l'a si souvent répété, notre vie est déjà préécrite. Chaque jour se fait selon un plan bien particulier. Mon père, qui avait beaucoup plus l’âme philosophe qu’il ne laissait l’entendre, me le répétait sans cesse. Chacun de nos gestes nous a été dicté. Quoique nous fassions, nous ne pouvons donc plus échapper à ce qui a été écrit. Alors nous nous lançons péniblement chaque jour dans une nouvelle aventure, ne sachant jamais à quoi s’attendre, mais sachant pertinemment que ça va forcément arriver, même si nous essayons tant bien que mal de forcer le destin. Foutu destin. Il y a certaines personnes qu'il a décidé d’épargner, voire même de gratifier.

Pour moi, il a voulu s’amuser un peu.



i find shelter in this way, undercover, hide away
Les complications ont commencé depuis le jour de ma naissance. Un fameux deux mai, un jour de printemps magnifique, peut-être même un peu trop chaud ici, à Antananarivo. Mes parents s’étaient installés au Madagascar depuis déjà trois ans, et semblaient comme être le couple idéal, vivant un amour passionnel et charnel. Pourtant, l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille secoua ce si parfait cocon. Fini les moments privilégiés à deux, les dîners romantiques le long de l'Onilahy et les excursions à travers toute l’île Rouge, pour laisser place aux pleurs, aux biberons et aux insomnies. Peu après l’accouchement d’une petite fille, répondant au doux prénom de Cecylia Okword, ma mère eut, ce qu’on appelle plus communément, un sévère baby blues. Elle perdit le sourire, à tel point que, dès qu’elle me regardait dormir dans le landau, elle se mettait à pleurer. Elle ne supportait pas la vision de ce nouveau venu. J’étais devenue sa bête noire. Alors, un jour d’été brûlant, elle fit ses valises et s’exila, sans crier gare. Elle nous abandonna, moi et mon père. J’étais trop jeune pour réaliser ce qu'il se passait mais mon père, lui, ne comprenait pas comment une si petite chose, si fragile, pouvait pousser une mère à fuir. Un être si innocent ne pouvait expliquer un abandon. Alors je grandis en apprenant à mépriser cette femme, qu'il m'interdisait de faire référence comme étant ma mère. Pourtant, malgré tous ses avertissements, je n'arrivais pas à la haïr. Comment détester quelqu'un qu'on ne connait même pas ? N'ayant aucune figure féminine à prendre pour modèle, je l'idéalisais. J'imaginais sa longue chevelure blonde, déferlant en cascade sur ses épaules, correspondant ainsi parfaitement à notre patronyme, tel un vrai champ de blé. Ses yeux couleur noisette, en forme d'amande, qui se plissent dès qu'elle sourit. Sa bouche, naturellement pulpeuse, qu'elle aime peindre en pêche. Des joues légèrement creusés, aux pommettes proéminentes. Une élégance et un charisme hors pair, à faire pâlir toutes les femmes du quartier. Mais elle n'était qu'un leurre. Un leurre pour masquer l'absence d'une mère qui aurait dû me bercer dans ses bras, me chanter des comptines pour m'endormir, me serrer contre elle quand je faisais des cauchemars. Mon père, bien qu'il fit un travail remarquable, avait quelques lacunes lorsqu'il devait m'éduquer certaines choses essentielles de la vie. Des choses que seule une mère peut inculquer à ses enfants. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, je pense, j'ai toujours affiché ce petit air de garçon manqué. Mon père était ma seule figure emblématique, alors je copiais ses moindres faits et gestes. Les poupées, c'était très peu pour moi. Je préférais nettement les petits soldats et les voitures. Au collège, lorsque les filles parlaient maquillage, j'étais plutôt axée sur les sports. A tel point que mon père me surnommait P'tit gars. Ma féminité ne pointa le bout de son nez que quelques années plus tard. Lorsque j'eus 3 ans, mon père décida enfin de quitter Madagascar pour retourner à sa ville natale, Miami. Nous emménagions dans le même appartement dans lequel il s'était installé avec ma mère il y a plusieurs années. Il avait gardé toutes les affaires de sa femme dans une boîte, sur laquelle il avait inscrit son nom, et qu'il rangeait sous clé dans son bureau. Il nourrissait sans cesse l'espoir qu'un jour elle reviendrait, qu'elle s'excuserait et qu'ils formeraient enfin une famille heureuse et comblée. C’était comme attendre d’un serial killer qu’il se rende, d’un journal people qui ne lance pas de fausses rumeurs d’incartades amoureuses, … Tout bonnement impensable. Pourtant, chaque jour, je voyais mon père appuyé sur la baie vitrée, à guetter son arrivée. Il ne pouvait s’y empêcher. Et ça le consumait à petit feu, sans que je puisse y remédier.



i've lost myself again and i feel unsafe. be my friend, hold me, wrap me up
Le temps marquait le visage de mon père. La fatigue d'une attente trop longue se lisait dans ses yeux. J'eus beau faire tout ce qui était en mon pouvoir pour le rendre fier, pour le faire sourire ne serait-ce que quelques secondes, il affichait toujours cette mine défaite. Comme si pour lui, il n'avait plus le droit au bonheur. Il n'existait plus. A l'âge de 14 ans, je voulais donc lui montrer qu'il avait tort. Que tout le monde a sa seconde chance, qu'il suffit seulement d'agir pour faire avancer les choses. J'étais très solitaire à cette époque, j'avais alors très peu d'amis. Mais ça devait changer. Pour lui faire plaisir, j'essayais tant bien que mal de me socialiser un peu plus. Chose délicate. Mais le coup du destin fit qu'un groupe d’étudiants s'intéressa à moi, pour une quelconque raison. Ils m'intégrèrent rapidement à leurs côtés, malgré ma réticence palpable à me fondre dans la masse. Particulièrement avec la gente féminine, ne partageant pas les mêmes centres d’intérêt. Pourtant, à ma grande surprise, ils me considérèrent rapidement comme leur « amie ». Sans doute aurais-je du me méfier de la vitesse que prenaient les évènements. Mais j’étais encore trop naïve, trop influençable. Trop faible pour ne pas reconnaître le véritable tableau derrière cette grande mascarade. Skylar montra un grand intérêt pour moi. Il ne cessait de me châtier, d’attirer mon attention. Et je ne pouvais m’empêcher de tomber sous son charme. Il était plus âgé que moi, plus mature, et je lui accordais une confiance aveugle. Il n’était pas spécialement beau. A vrai dire, il avait quelques défauts physiques qui, en premier lieu, ne m’auraient pas fait retourner sur lui dans la rue. Mais il dégageait un charisme hors pair, il savait trouver les mots exacts pour vous faire fondre en quelques claquements de doigts. Et irrévocablement, je succombais. Il était mon premier petit-ami. Et bientôt mon premier amour. Les jours passèrent, et petit à petit, je ressentais ce que décrivaient tous ces écrivains lorsqu’ils évoquaient le coup de foudre entre leurs deux personnages. Cette sensation de papillons qui virevoltent dans le ventre, les frissons lorsque vous entendez le son de sa voix, l’adrénaline qui monte lorsqu’il vous touche. L’amour. Je tombais follement amoureuse de Skylar, à tel point que je devenais prête à tout pour lui. Il me disait que c’était réciproque, et je le croyais. Alors, après deux mois de relation de couple, il me proposa de passer le cap, j’acceptais aveuglement. J’étais comme un enfant qu’on amenait dans un parc d’attractions : excitée à l’idée de découvrir un monde nouveau, rempli de surprises et de plaisirs. Pourtant, ce qui devait rester un moment mémorable de ma vie se transforma en un souvenir terriblement douloureux.

28 mai 2007,Abraham Lincoln High School
❝Skylar, je … hier soir, c’était …❞ Je me tenais devant lui, dans les couloirs de l’école, la tête légèrement baissée pour cacher mes joues rosies par la timidité. Je n’étais pas vraiment moi-même ce jour-là. J’affichais un sourire radieux, qui me donnait des crampes à la mâchoire. Que les gens me dévisagent, ne me critiquent sur mon passage, peu m’importait. J’étais sur mon petit nuage, et personne ne pouvait m’en faire descendre. ❝Excuse-moi, on se connaît ?❞ A l’exception de Skylar lui-même. Croyant d’abord à une blague, je riais doucement, affichant cependant des yeux interrogateurs. Pourtant, lui ne perdait pas son sérieux. Devant ses potes, il jouait à la perfection, comme si nous n’étions que deux inconnus. Ceux que je considérais comme mes amis me regardèrent, se moquèrent de moi en gloussant et en se chuchotant à l’oreille des immondices. Rapidement, je compris qu’on s’était joué de moi. Depuis le début. Tout ce qu’il avait désiré de moi, c’était ma virginité. En l’espace de deux secondes, mon visage changea d’expression. Radicalement. Mon sourire s’effaça. Mon teint se pâlit. Voyant tous ces regards moqueurs, je ne trouvais pas la force de riposter. Les larmes me piquaient les yeux, n’attendant qu’à ruisseler le long de mes joues. Mon corps entier tremblait. Alors, ne pouvant contenir mes larmes plus longtemps, je me mis à courir. N’importe où, tandis que personne ne pouvait me voir, et observer ma lâcheté, ma faiblesse. Je n’avais personne à qui me confier, aucun bras pour me consoler. Surtout pas mon père qui, face à une annonce pareille, ferait très probablement une bêtise certaine. Pourtant, à ce moment précis, je souhaitais de toute mon âme que Skylar souffre. Qu’il ressente ne serait-ce qu’un tiers de ce que moi j’endurais. Le cœur brisé, meurtri. Ne trouvant même pas la force d’exprimer le dégoût et la méprise que j’avais pour lui. J’aurais dû lui cracher à la figure quand j’en avais l’occasion. Lui montrer que je ne me laissais pas marcher sur les pieds. Que je n’étais pas une simple marionnette dont il pouvait faire ce qu’il voulait puis jeter car il en avait fait trop usage. Alors au lieu de reposer la faute sur lui, je m’accusais de ma propre impuissance. Quand j’arrivai chez moi, je me faufilais dans le bureau de mon père. Depuis le temps, je savais où il cachait ses bouteilles. Et sans plus attendre, j’en ouvris une que j’avalais d’une traite. C’était le seul moyen que j’avais trouvé pour noyer ma peine, pour oublier à quel point je détestais ma vie.


Depuis ce jour, j’ai pris une vengeance. Une vengeance contre tous ceux qui m’ont humilié. Je ne voulais plus être cette fille faible. Je voulais me faire respecter. J’ai cassé mon image de garçon manqué, peu confiante en elle, et laissé ma féminité s’exprimer, notamment à travers mon style vestimentaire. Au cours de ces cinq dernières années, j’ai rencontré pas mal de gars comme Skylar. Des gens populaires dont le seul amusement est de réduire en pièces le cœur de filles vulnérables. Ces mecs-là, je m’en suis joué. Les attirant, couchant avec eux, puis les jetant comme de vieux chiffons. Je rendais justice à toutes celles qu’ils avaient pu blesser. Je m’interdisais de ressentir des sentiments pour eux, ils ne le méritaient pas. Cependant, je demeurai cette fille solitaire, qui accorde peu sa confiance aux autres. Si quelqu’un s’intéresse à moi, j’ai toujours cette fâcheuse tendance à me braquer, comme si je ne voulais laisser plus personne lire mon passé. Je n’avais plus peur de rien. A l’exception de tomber à nouveau amoureuse. L’amour m’a blessé une fois, je ne souhaite pas lui donner l’occasion de me faire souffrir une seconde fois. Si je ne buvais pas pour oublier, alors j’enfourchais ma moto et m’exilais vers l’autre côté du pays. Les sports extrêmes m’ont permis d’évacuer ma peine. Sentir l’adrénaline envahir mon corps pour me sentir à nouveau vivante.



i’m on fire, i feel it everywhere. nothing scares me anymore
La ballerine tournoyait sur un air enchanteur, aux résonances d’une douce ballade sur laquelle s’abandonner aux bras de Morphée. Malgré toutes ces années, la boîte à musique fonctionnait toujours. J’étais captivée par la mélodie qui ne cessait de se répéter, encore et encore. Puis je m’attardais sur le nom gravé en lettres dorées sur la devanture. Maevis. Ma mère. Elle avait conservé toute sa vie avec elle le précieux jouet, et voilà qu’à présent, il traînait dans les affaires que mon père gardait en souvenir d’elle. Ceci, et bien d’autres objets encore, qui avaient sans doute peu de valeur, mais qu’il s’entêtait à ne pas vouloir jeter. Je ne savais plus pourquoi j’avais commencé à fouiller dans ses affaires. Inconsciemment, je m’étais laissé guider. Je sortais donc du carton les babioles les unes après les autres. Vêtements, maquillage, ustensiles inutiles, … Un vieil album photo. Cette dernière découverte attira toute mon attention. Je n’avais encore jamais vu ma mère. Du moins, j’étais trop jeune pour me rappeler. A quoi ressemblait-elle ? Était-elle comme cette image que je m’imaginais ? Mes mains tremblaient à l’idée de découvrir son visage. J’ouvris lentement le livre, qui craquelait sous mes doigts dans un nuage de poussière. Et cette vision fut au-delà de mes attentes. Elle était encore plus belle que dans mes rêves. Ses cheveux d'or qui encadraient une véritable figure de poupée en porcelaine. Elle était vêtu d'une magnifique robe à volants, blanche, tachetée de noir, tout droit sortie d'un téléfilm des années soixante-dix. Elle prenait une pose digne d'un mannequin, tout en conservant un naturel alarmant. De cette photographie émanait une beauté indescriptible. On pouvait lire par chaque détail une véritable histoire. Son petit sourire en coin traduisait sa malice, un brin coquette. Ses yeux pétillants montrait sa joie de vivre, son bonheur face à l'objectif. Je la voyais simplement heureuse. Un bonheur qui se propageait d'elle à moi. Je me mettais à sourire gaiement, la larme à l'oeil. Puis j’extirpais de la boîte un vieil appareil photo, qui tire instantanément les clichés. Fascinée par l'objet, je le conservais. Il y eut comme un déclic. Le commencement d'une nouvelle passion. Celle de la photographie. Si je n'avais pas le droit à mon bonheur, alors je pouvais me contenter de celui des autres en le figeant à jamais sur papier. C'est le début d'un nouveau monde de partage, d'équité où je n'ai pas peur de m'exprimer pour une fois.

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